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Le Renault Captur 2026 revient au GPL : coup de génie ou rechute nostalgique ?


Renault Captur 2026 GPL

Le retour du GPL : pourquoi ?

Pendant que les constructeurs automobiles rivalisent d’annonces tapageuses sur leurs futurs modèles 100 % électriques – souvent hors de prix et à l’autonomie aussi capricieuse qu’une starlette hollywoodienne – Renault décide de creuser à contre-courant. Pas vers l’avenir, non. Mais vers ce bon vieux passé thermique. Et là, dans un monde saturé de batteries, le Captur 2026 ressort… en GPL.

Oui, du Gaz de Pétrole Liquéfié, cette technologie que beaucoup considéraient rangée au musée des idées oubliées, coincée entre les magnétoscopes et les minidisc. Pourtant, Renault, jamais à court de malice, ressort l’idée comme une botte secrète. Et mieux encore, il le fait avec panache : un tout nouveau bloc trois cylindres turbo Eco-G 120.

On pourrait croire à une blague, sauf qu’elle roule. Et plutôt bien. Si ce moteur GPL fait sourire de prime abord, il faut voir les chiffres pour se raviser : 120 chevaux, 200 Nm de couple, 0,9 € le litre de carburant, et surtout une autonomie totale qui frôle les 1 400 km. Là où l’électrique vous supplie de recharger tous les 300 km, le Captur vous claque la porte au nez de la borne la plus proche.

Alors, coup de maître ou entêtement franchouillard ? Peut-être un peu des deux. Mais ce qui est certain, c’est que dans la jungle automobile actuelle, Renault a le toupet de proposer autre chose que des SUV hybrides techno-dépendants ou des citadines électriques sous perfusion de subvention.

Une autonomie de 1 400 km pour un SUV à 26 400 € : qui dit mieux ?

C’est bien joli de jouer les rebelles, mais encore faut-il livrer la marchandise. Et là, le Captur GPL 2026 fait exactement ce qu’on attend d’un SUV rationnel. Avec ses deux réservoirs — 48 litres pour l’essence, 50 litres pour le GPL — il offre une autonomie qui règle leur compte à bien des Tesla et autres prétentions à piles.

1 400 km d’autonomie combinée. C’est l’équivalent d’un Paris–Nice–Paris sans ravitaillement. Ou d’un Paris–Munich avec un détour par les Alpes. Et tout cela sans se ruiner : 26 400 € en entrée de gamme. Pas besoin de bonus écologique ni de conditions d’éligibilité à dormir debout.

Et ce n’est pas seulement un exploit sur le papier : le bloc Eco-G 120 pousse correctement, avec une boîte manuelle à 6 rapports qui, miracle, permet de conduire au lieu de glisser dans le silence assisté des boîtes CVT trop sages. En ville, il est vif. Sur route, il tient la cadence. Et sur autoroute ? Il déroule, tranquillement, pendant que les autres comptent les bornes comme des naufragés guettant une île.

La vraie surprise, c’est la polyvalence. Le Captur ne cherche pas à être le roi des feux rouges, mais il assume parfaitement son rôle de compagnon fiable, économique, et presque libérateur. Un SUV qui vous laisse tranquille, sans alarme, sans appli, sans prise.

Techno vieillotte, équipements modernes : le paradoxe Captur

Un moteur GPL en 2026, c’est déjà une déclaration de guerre au dogme. Mais le Captur ne se contente pas d’un cœur rétro, il habille aussi le tout avec des artifices technologiques dignes de concurrents bien plus chers.

L’extérieur reste dans les codes : lignes arrondies, signature lumineuse soignée, jantes au design tranchant. Mais c’est à bord que l’on découvre le vrai paradoxe. Tableau de bord numérique, écran tactile central, compatibilité Android Auto et Apple CarPlay, caméra 360°, aides au maintien de voie, freinage automatique d’urgence… Renault emballe son bloc GPL dans une interface quasi-premium.

Même la version de base reçoit un équipement loin d’être ridicule. Le régulateur de vitesse adaptatif, la clim’ automatique, les radars avant-arrière — tout y est. Alors non, on n’est pas dans une Mercedes, et les plastiques ne crient pas “luxe”, mais pour 26 400 €, on frôle le scandaleusement raisonnable.

C’est ça, le paradoxe : vous achetez une voiture avec une techno des années 90, et vous repartez avec un cockpit qui n’a pas honte de croiser une ID.3 sur le périph.

Un anti-SUV électrique ? Ce que ce Captur dit (vraiment) de l’époque

Pendant que tout le monde s’arrache les cheveux sur les courbes de charge rapide, les puissances de borne, les subventions régionales, et les temps de recharge par 15 °C avec vent latéral, Renault pose le Captur GPL comme un doigt levé à l’ère des câbles.

Ce n’est pas un SUV pour ceux qui veulent “sauver la planète” à coups de slogans. C’est un SUV pour ceux qui veulent juste une bagnole qui roule, loin, longtemps, et pas trop cher. Un outil, pas une déclaration d’intention.

Et là, il y a une leçon. Ce Captur GPL, ce n’est pas un miracle technologique. Ce n’est pas un monstre de puissance. Ce n’est même pas tendance. C’est un choix pragmatique, pensé pour ceux qui regardent les faits : prix, autonomie, réseau GPL existant, coût d’usage. Et il se trouve que tous ces chiffres battent à plates coutures les “nouvelles mobilités”.

Ce SUV est une rébellion tranquille. Une réponse posée à l’hystérie électrique. Pas une révolution, mais un rappel salutaire que parfois, recycler une bonne vieille idée peut être plus malin que foncer tête baissée dans le mur du progrès mal maîtrisé.

En résumé : ce qu’il faut retenir

  • Le Renault Captur 2026 revient en GPL, avec un moteur Eco-G 120 de 120 ch.
  • Une autonomie totale jusqu’à 1 400 km grâce à ses deux réservoirs.
  • Un prix d’entrée à 26 400 €, bien en dessous des SUV électriques équivalents.
  • Un équipement technologique complet, digne de segments supérieurs.
  • Un contre-pied stratégique aux tendances actuelles, pragmatique et assumé.
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