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Fiabilité moteur Renault chez Mercedes : ce qu’il faut savoir


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Une Mercedes avec un moteur Renault. Rien que la phrase peut faire grincer des dents à Stuttgart. Pourtant, c’est exactement ce qui se cache sous le capot de certaines étoiles à trois branches. Alors, que penser de la fiabilité du moteur Renault dans Mercedes et vaut-il vraiment le coup d’investir dans ces modèles ?

Une Mercedes avec un moteur Renault : honte ou bonne affaire ?

Voilà une info qui surprend souvent les acheteurs. Oui, certaines Mercedes partagent leur moteur avec des modèles Renault. Plus précisément, il s’agit des moteurs 1.5 dCi, 1.6 dCi et 1.3 TCe, retravaillés pour s’intégrer sous le capot de vos étoiles à trois branches. Ce mariage franco-allemand a démarré en 2010, dans l’ombre des conférences de Carlos Ghosn et Dieter Zetsche.

Le partenariat avait un objectif simple : réduire les coûts sans sacrifier les performances. Résultat ? Des Mercedes  équipées de cœurs français, rebaptisés derrière des codes pas toujours très sexy (OM607, M282…). De quoi soulever la question qui revient sans cesse : quelle est la fiabilité d’un moteur Renault dans une Mercedes ?

Fiabilité du moteur Renault dans les Mercedes : ce qu’il faut savoir

Si vous venez chez Mercedes pour la fiabilité légendaire des moteurs de Classe E ou des anciens 6 cylindres diesel capables de dépasser les 500 000 km les doigts dans le nez, préparez-vous à une réalité différente. Ici, on parle de blocs plus modestes.

Cela dit, la fiabilité du moteur Renault dans les Mercedes n’est pas forcément un sujet à polémique. L’expérience sur le terrain tend même à rassurer : de nombreux conducteurs témoignent de kilométrages dépassant les 200 000 km sans casse majeure. Les moteurs Renault montés sur Mercedes sont faits pour durer, à condition d’être entretenus correctement. Pas de longévité exceptionnelle sans rigueur : ce sont des moteurs pensés pour l’efficacité, pas pour avaler un demi-million de kilomètres d’autoroute.

Le 1.3 TCe, par exemple, affiche un comportement équilibré, silencieux et relativement économique. Co-développé par Mercedes et Renault, il n’a pas montré de faiblesses structurelles depuis son lancement, même en usage urbain intensif.

Le 1.5 dCi, lui, traîne encore la réputation des anciennes générations pré-2010 (coussinets, injecteurs, etc.). Mais dans les Mercedes, il a été renforcé, et les versions postérieures à 2015 affichent une fiabilité dans les Mercedes bien plus rassurante.

Le 1.6 dCi (OM626), monté notamment dans certaines Classe C et Vito, est plus robuste que le 1.5, mais aussi plus exigeant. Il supporte mieux les longs trajets et les charges, mais peut se montrer sensible à l’encrassement de l’EGR et au respect strict des intervalles de vidange. En usage régulier et bien entretenu, il reste un moteur endurant, capable de dépasser sans difficulté les 250 000 km.

Attention toutefois : un mauvais entretien, trop de trajets courts ou un exemplaire acheté à 150 000 km mal révisé = mauvaise pioche. Là, les frais peuvent tomber rapidement, entre EGR, FAP, turbo, ou pire encore, une casse due à la lubrification.

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Les éléments à surveiller

Tout n’est pas parfait dans le monde des moteurs Renault embarqués dans une Mercedes.

Premier souci fréquent : la vanne EGR. Ce composant, qui sert à recycler les gaz d’échappement pour limiter les émissions d’oxydes d’azote, s’encrasse. Très vite si vous faites beaucoup de petits trajets ou que vous roulez surtout en ville. Résultat : perte de puissance, fumées noires et parfois panne franche. Une réparation qui peut coûter plusieurs centaines d’euros.

Deuxième point noir : la consommation d’huile. Notamment sur le 1.3 essence. Certains conducteurs doivent faire l’appoint tous les 3 000 km. Tant que le niveau est surveillé, pas de drame. Mais une négligence suffit à abîmer le turbo ou pire.

Enfin, une casse de turbocompresseur peut arriver, surtout si les vidanges sont repoussées ou faites avec une huile de mauvaise qualité. Évitez les chaînes de fast-service, privilégiez un bon garage indépendant ou les concessions si vous ne voulez pas jouer à la roulette russe avec votre turbo.

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Quels modèles sont concernés ?

Classe A, Classe B, CLA, GLA, certains Citan, Vito. Ajoutez à cela toutes les versions 180d, 200d, et certains blocs essence 1.3… Si vous avez un doute, le code moteur Mercedes commence souvent par OM (pour les diesel) ou M (pour les essence). Si vous voyez OM608 ou M282, vous êtes sur un moteur Renault.

Le OM608, c’est le bon vieux 1.5 dCi K9K. Oui, celui qui équipait les Kangoo, Dacia Logan, Nissan Micra, à peu près toutes les voitures abordables pendant une décennie. C’est dire à quel point il a été utilisé.

Le M282, c’est le petit quatre cylindres essence 1.3 TCe, co-développé par Renault et Mercedes. Il équipe aujourd’hui les Classe A 200, CLA 200 et autres dérivés.

L’entretien : simple mais strict

C’est certainement le point fort de ces mécaniques.

Les pièces sont abondantes, connues des garages, et nettement moins chères que sur un V6 Mercedes. Vous pouvez aller chez votre mécano habituel, ou même chez Renault pour certains entretiens de base.

Attention toutefois à respecter scrupuleusement les intervalles. Pour ces moteurs, une vidange tous les 10 000 à 15 000 km avec une huile haut de gamme est essentielle. Si vous dépassez, vous abîmez les pièces sensibles : injecteurs, turbo, soupapes.

La vanne EGR, justement, peut être préservée avec un usage périodique sur autoroute, ou un nettoyage préventif tous les 50 000 km.

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Moteur Renault chez Mercedes : à acheter ou à fuir ?

Pour un acheteur de Mercedes d’occasion, l’idée d’acheter un véhicule au moteur franco-français peut rebuter au premier abord. Mais il faut voir plus loin que le nom sur la plaque moteur. Vous gagnez une consommation réduite, un entretien plus accessible, et la fiabilité des moteurs Renault dans les Mercedes est correcte à très bonne si vous entretenez bien. Les performances sont largement suffisantes pour les trajets quotidiens, la conduite est apaisée, et les versions diesel, notamment le 1.5 dCi, sont de véritables chameaux sur autoroute (moins de 4 litres/100 réels en conduite calme).

En revanche, n’achetez pas ces modèles en espérant retrouver les sensations d’un six cylindres maison. Ni le feu au passage à la pédale, ni le ronron mécanique ne sont au rendez-vous. Ce n’est pas le but.

Si vous trouvez une Classe A 180d bien entretenue avec carnet à jour et pièces d’origine, c’est un bon plan. Frugal, fiable, et souvent vendu à un prix intéressant. Mais inspectez la vanne EGR, demandez si de l’huile a été rajoutée entre les entretiens, et fuyez les modèles dont l’entretien a été “adapté” par un sorcier local. En résumé, la fiabilité moteur Renault Mercedes ne fait pas de miracle, mais elle reste largement suffisante pour un achat d’occasion intelligent.

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