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Hyundai a osé : un SUV électrique plus techno qu’un iPhone et à un prix raisonnable ?


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Le petit SUV qui veut mordre les grands

Hyundai, avec la subtilité d’un marteau-piqueur dans un monastère, vient de dégainer un modèle qui pourrait bien faire transpirer tout le gratin de l’électrique compact. Nom de code : IONIQ 3, un crossover urbain qui débarquera officiellement au Salon de Munich en septembre 2025. Et autant vous prévenir : ce n’est pas un jouet pour bobos, mais une proposition sérieuse, affûtée, et surtout abordable. Oui, abordable. Un mot qu’on n’entend plus dans l’univers des voitures électriques, devenu plus élitiste qu’une terrasse dans le Marais.

Positionnée entre la minuscule Inster et le polyvalent Kona Electric, cette IONIQ 3 s’adresse aux conducteurs qui veulent de la technologie, du style, de l’autonomie et un prix qui ne nécessite pas de vendre un rein. En face ? La Renault Mégane E-Tech, la Volkswagen ID.3, et même le Volvo EX30. Bref, les gros poissons. Et Hyundai compte bien les faire frire.

Des watts, du nerf et de la jugeote

Côté technique, on n’est pas là pour rigoler. L’IONIQ 3 s’appuie sur la plateforme eM (rien à voir avec un boy band coréen), qui accepte deux batteries au choix : une version de 58,3 kWh pour les raisonnables, et une autre de 81,4 kWh pour ceux qui détestent recharger. En cycle WLTP, on parle de plus de 260 miles pour la petite, et près de 365 miles (soit 587 km) pour la grande. C’est énorme. Surtout dans une voiture compacte de moins de 4,5 mètres.

Le moteur, placé à l’avant (traction), développe environ 204 chevaux. De quoi faire le 0 à 100 km/h en moins de 8 secondes. Pas de quoi envoyer valser une Tesla Model 3 Performance, mais suffisamment pour larguer tout ce qui clignote au feu rouge. Et surtout, Hyundai a choisi une architecture 400V : c’est moins rapide en recharge que le 800V des Ioniq 5 ou 6, certes, mais nettement moins cher à produire. Résultat : le consommateur gagne quelques minutes sur la borne rapide, mais en échange, il ne doit pas hypothéquer son appartement pour signer le bon de commande.

Un cerveau dans la planche de bord

L’IONIQ 3 n’a pas seulement une batterie dans le ventre, elle a aussi un cerveau sous le capot. Ou plutôt dans l’habitacle. Hyundai y a casé son tout nouveau système multimédia Pleos, une interface maison basée sur Android Automotive. L’idée ? Un cockpit aussi personnalisable qu’un smartphone, mais sans vous transformer en développeur. Il y a Apple CarPlay Ultra, une tonne de fonctions en mise à jour à distance (OTA), et assez de raccourcis logiques pour ne pas finir par hurler dans un rond-point.

Ce n’est pas un gadget. Ce système sera le même sur toute la gamme du groupe, ce qui signifie plus de compatibilité, plus de fiabilité, et potentiellement moins de bugs que les horreurs tactiles de certains concurrents allemands (on ne vise personne, promis). À bord, attendez-vous à deux grands écrans panoramiques, des commandes physiques bien placées (hallelujah !) et une ergonomie pensée pour le conducteur, pas pour faire joli sur Instagram.

Et le meilleur ? La voiture sera produite en Turquie, à l’usine d’Izmit. Ce n’est pas un hasard : c’est là que Hyundai fabrique déjà ses modèles grand public pour l’Europe. Cela permet à la marque de garder un prix contenu, tout en réduisant les délais d’approvisionnement. Une stratégie presque trop intelligente pour qu’on y croie.

La manœuvre stratégique d’un géant tranquille

Ce petit SUV urbain n’est pas un coup d’éclat isolé. C’est une pièce maîtresse dans le plan de Hyundai pour couper l’herbe sous le pied des géants européens sur leur propre terrain. En positionnant l’IONIQ 3 entre l’ultra-compact Inster et le Kona Electric, la marque construit un catalogue sans trou, capable de répondre à tous les profils d’acheteurs. Du primo-acquéreur qui quitte sa Clio au cadre dynamique en quête de silence.

Avec cette gamme, Hyundai veut verrouiller chaque segment de l’électrique urbain, et elle est en bonne voie. Aujourd’hui, elle est déjà numéro deux mondial de l’électrique derrière Tesla. Demain ? Elle pourrait bien devenir la marque qui a su démocratiser la technologie sans perdre la raison.

Et attention : ce n’est pas juste une théorie marketing. L’IONIQ 3 sera dévoilée au Salon de Munich (IAA Mobility), du 9 au 14 septembre 2025, avec toutes les caméras braquées sur elle. Et si les promesses sont tenues, on risque bien d’assister à la naissance d’un best-seller électrique européen… fabriqué hors d’Europe.

Ce qu’il faut retenir

  • L’IONIQ 3 débarque comme un crossover compact 100 % électrique, situé entre l’Inster et le Kona Electric.

  • Elle proposera deux batteries : 58,3 kWh et 81,4 kWh, jusqu’à 587 km d’autonomie WLTP.

  • Son nouveau système Pleos offre une expérience tech avancée, avec mises à jour à distance et Apple CarPlay Ultra.

  • La voiture sera produite en Turquie, pour contenir les coûts et accélérer la diffusion en Europe.

  • Hyundai vise un coup stratégique sur le marché européen, avec une présentation officielle au Salon de Munich 2025.

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